Le recul alarmant de la Caspienne, plus grande mer fermée du monde, entraîne des bouleversements écologiques, humains et géopolitiques dans toute cette zone aux confins de l’Europe. Les pays qui l’entourent semblent déterminés à agir, mais leur réaction risque d’être trop lente face à ce changement très rapide. C’était autrefois un refuge pour les flamants, les esturgeons et des milliers de phoques. Mais les eaux qui reculent rapidement transforment la côte nord de la mer Caspienne en étendues arides de sable sec. Par endroits, la mer s’est retirée de plus de 50 kilomètres. Les zones humides deviennent des déserts, les ports de pêche se retrouvent à sec, et les compagnies pétrolières draguent des chenaux toujours plus longs pour atteindre leurs installations offshore.
La mer Caspienne nourrit des millions de personnes, abrite des espèces uniques et fait battre le cœur d’une région stratégique. Pourtant, ses eaux se retirent à une vitesse vertigineuse, laissant derrière elles des ports à sec et des terres désertifiées. La mer Caspienne va en grande partie disparaître avec le changement climatique. Face à ce déclin brutal, la question n’est plus de savoir si elle disparaîtra, mais quand. Située en Asie centrale, la mer Caspienne voit son niveau baisser dangereusement depuis deux décennies environ. Désormais, on observe même une baisse de 23 centimètres par an. Quelles sont les causes de ce déclin catastrophique ?
Lire la suite le 1er février 2026.